« 1001 façons de s’aimer à Schaerbeek »: vraiment?

Une rencontre en février 2019 entre Anna et Zale: Des couleurs, des découvertes, des hauts, des bas, des sourires, du partage et tellement de mots à vivre & à venir.
La vie à deux  Ouiiiiiiiiiiiiii/waw, dama la bëgg, c’est parti 

Nous décidons d’emménager ensemble et de prendre la route d’un chemin parsemé d’embûches qu’est la demande de cohabitation légale.
Amoureux Zale, sénégalais, est sur le territoire belge depuis 2012 sans être régularisé malgré plusieurs démarches personnelles.
Amoureuse Anna, belge, est sur le territoire belge depuis 1976 n’a jamais été confrontée à la demande de cohabitation légale et au racisme systémique belge.

Après avoir réfléchit ensemble, nous introduisons notre demande auprès de la commune dite « The place to be », Schaerbeek.
La maison communale est « la place des amoureux » & « 1001 façons de s’aimer à Schaerbeek »  comme le titre le journal bimensuel de la commune en février 2021.

S’ensuit alors une lutte administrative avec un racisme systémique prégnant surtout lors de l’interrogatoire individuel subit par Anna et Zale à la police, section anti mariage blanc.
Pour la commune, être en amour avec une personne dite irrégulière en Belgique et faire une demande de cohabitation légale est un délit.
Cela semble signifier que d’emblée nous sommes suspects, que notre amour n’est pas légitime, qu’il y a d’office un doute sur notre relation et que nous mentons !
A la quarantaine, recevoir des phrases moralisatrices sur la manière d’être en couple & son choix amoureux de la part d’un policier est très infantilisant, tout en reflétant la société patriarcale dans laquelle nous vivons.
Car, de son point de vue, il y a une seule façon d’être en couple et le mariage est bien entendu l’aboutissement de l’amour !
Phrases assassinent et moralisatrices par ci  « Ah mais vous savez, à l’heure actuelle, la seule porte d’entrée en Europe c’est la cohabitation légale, hier encore j’ai eu une madame en pleurs dans mon bureau qui s’était fait arnaquer par … » (…) « Ah il a des rastas, donc il fume et il boit » (…) « Il ne travaille pas, vous vous levez pour vous rendre à votre travail et lui reste au lit » (…) »Des photos de vous deux, mais vous savez la dernière fois j’ai reçu un album avec toutes des fausses photos » (…) ou par là  (…) « Vous vous êtes rencontrés chez des amis, c’était une rencontre arrangée alors !  » (…)

Attente ensuite de la réponse de la commune qui utilise tous les rapports possibles pour aboutir à un refus.
Recours introduit en justice, et pandémie oblige, cela ralentit l’administration et la date pour l’audience. Tout est fait pour déstabiliser et décourager le couple.

En cette fin de mois d’octobre nous avons enfin la date pour l’audition suite à notre recours, ce sera en mars 2022.
Lenteur de la justice ? Volonté de dissuader ? Décourager le couple ?
Et la réponse de la commune à notre 2e demande de cohabitation légale devrait tomber en janvier 2022.

Viendra 2022 et la suite de ces aventures diverses mais toujours colorées pour nous deux.